Hugo a été interviewé par Ouest France peu avant son départ, cet interview relate bien l'état d'esprit d'Hugo avant la course. En prime, une petite photo de la moto avant la course.
Rallye Raid Lisbonne Dakar (5 au 20 janvier 2008). Pour le nantais ce sera la troisième participation. Seul bagage l'expérience des années précédente. À 36 ans, le pilote moto enduriste au palmarès de champion, a choisi de partir sans assistance. Un défi supplémentaire qui, cette année, fait partie d'un classement réservé à ceux qui ont choisi cette formule. « Bien sûr, c'est quand même d'abord pour une question de budget, admet Hugo Payen. Mais l'avantage d'une telle situation, c'est de calmer les ardeurs. Une bonne excuse pour ne pas arriver le soir avec une machine en mauvais état. » Car c'est en effet lui qui fera « sa » mécanique. Pas une mince affaire quand on sait qu'un pilote peut arriver, au bivouac, aux environs de 21 h pour y repartir le lendemain matin cinq heures plus tard...
Dès lors, moins il y a de mécanique à faire et plus il y reste de temps pour le sommeil. Si, pour sa première participation, Hugo Payen a vu les rives du Lac Rose, l'année suivante, en 2005, il a été contraint à l'abandon, victime d'une chute - avant bras et poignet cassés - alors qu'il était 12e de l'étape avant la journée de repos.
Cette année, Hugo Payen a profité d'une belle opportunité de la part de Pays de Loire Motos qui lui a préparé sa BMW 650 cm3. Il se sent ainsi mûr pour rallier la capitale sénégalaise en bonne position. « Terminer, c'est clair. Dans les 30 premiers, c'est tout à fait possible avec ce que je sais maintenant. » Hugo est le seul Français engagé sur une BMW. Sur un total de 245 motos, avec un Espagnol et un Allemand, ils ne seront que... trois. Ils forment, en quelque sorte, un équipage européen improvisé. « J'espère qu'un saura changer les pneus, que l'autre connaîtra bien les suspensions et qu'ainsi on pourra faire une bonne équipe ! »
Ouest-France - Maville.com

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